3) Le problème: la fin des politiques sociales

Mateo Alaluf est professeur émérite de l’ULB et sociologue du travail. Il se positionne contre le revenu de base. Il part des mêmes constats et souhaite qu’on se dirige vers une société plus égalitaire. Mais pour lui, le raisonnement est un peu simpliste:

Plutôt qu’un revenu de base, Mateo Alaluf propose un revenu minimum garanti . C’est l’idée que toute personne est assurée de toucher chaque mois une certaine somme d’argent suffisante pour vivre dignement. Au lieu de verser un revenu égal à tous, l’Etat comble les manques pour garantir que chacun puisse atteindre ce seuil de revenu mensuel.

Pour le sociologue, le revenu de base est un piège à l’emploi. Car même dans le meilleur des scénarios, il ne serait pas suffisant pour pouvoir vivre correctement. Mais en dissociant les aides de l’Etat de la notion de travail, on fragilise le rapport de force des travailleurs. Le risque : une baisse des salaires d’abord, une généralisation des mini-jobs ensuite (travailler des petites heures par-ci par-là):

Mateo Alaluf va plus loin et propose carrément la mise en place d’un revenu maximum. Pour lui, les personnes aux conditions de vie précaires sont loin d’être les seules à vivre en marge de la société, les grosses fortunes elles aussi doivent être plus intégrées:

Pour l’heure inimaginable en Europe, le sociologue rappelle qu’une taxation importante des plus riches a pourtant fait ses preuves aux États-Unis pendant la crise des années trente. De 1941 à 1964, le taux de l’impôt sur le revenu applicable aux plus hauts salaires était de 91%. Pour favoriser le plein emploi, Mateo Alaluf évoque également deux idées que j’ai déjà bien épluchées : le partage du temps de travail et la taxation des machines.

4) Des défenseurs de droite, comme de gauche

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